
Quelques liens en français : (pour Colette :wink
http://www.1789-1815.com/foy.htm http://www.genancestral.com/france/napoleon/foy.php Hier avec Errance on a tenté de déchiffrer le texte de la spirale, voilà le résultat, il n'y a que deux mots qui nous ont vraiment posé problèmes (je les ai mis en gras dans le texte), sinon on a vérifié tous les noms de lieux et les noms propres. Cela dit on a un peu joué aux devinettes à certains moments

. Courage pour la lecture ! patriotique c'est un euphémisme...
ps : on a recopié fidèlement les "fautes d'orthographes"
A la mémoire du général FoyFoy n’est plus ! Liberté ! Prends tes voiles de deuil et qu’un torrent de pleurs sillonne ton visage dans l’éclat de sa gloire, au midi de son âge ton plus cher défenseur vient d’entrer au cercueil Déesse du vieux Tibre et de Spartes et d’Athènes Foy n’est plus ! La tribune a perdu son flambeau et la France son Demosthènes ; vient pleurer avec nous autour de son tombeau. Ö ma patrie ! objet de son pieu hommage, toi qui depuis trente ans s’honoraient de servir son éloquence et son courage ; toi, dont l’oreille avide aimait à recueillir les prodiges de sa parole au cœur de tes enfans va longtemps retentir le coup affreux ? Le coup dont la parque l’immole. Ils répondent par des sanglots au cri que va pousser la triste renommée. Et les vétérans de l’armée rediront en pleurant les exploits du héros. Vous ne l’entendrez plus répéter nos louanges, vainqueur de Maringo, d’Austerlitz, d’Iéna, compagnons de Klébert, guerriers de Masséna, vestiges mutilés de nos vieilles phalanges. A vos impuissants détracteurs, vous ne l’entendrez plus opposer votre gloire, ennoblir vos revers, devancer l’histoire dans ses arrêts consolateurs. Eh ! Quelle voix plus digne eut loué ces vainqueurs sous qui tomba cinq fois une ligne d’
Esebalne ! Le modèle des orateurs ne fut il pas aussi le modèle des braves ? A peine sur nos bords, cernés de toutes parts retentit de Brunswick l’insolite menace. Il suit de nos vengeurs les nouveaux étendards : son âge est oublié par sa bouillante audace et des jeux de l’enfance il vole aux jeux de Mars. Il a vu Dumouriez, dans les plaines belgiques étouffés sous des pieds les foudres germaniques, qu’agitait sur nos fronts le courroux des Césars. Il apprit les combats sur Castine et Dampierre, son coursier triomphant souleva la poussière d’Hondschote et du Fleurus. Aux rives de la sombre il suivit la bannière de cette phalange guerrière où Rome eut retrouvé les antiques vertus. Mais qui pourrait compter les jours et les armées où ce grand citoyen, objet de ma douleur, parmi tant de héros et tant de renommées à fait de tant d’éclats resplendir sa valeur ! Son bras de l’Hellespont a défendu les rives ; son sang a ruisselé sur les plages captures du Tage et du Wahal, du Danube et du Pô. L'ennemi jusqu’au bout l’a trouvé dans nos lieus ; et celui dont Jemmapes avait vu les prémices, n’a déposé le fer qu’aux champs de Waterloo. Il est tombé sanglant dans ce champ de carnage où les rois ont vengé leur vingt ans d’esclavage ; où les destinées de l’aigle ont fini sous leur coups. Ses amis éplorés frémissaient pour sa vie ; et la fille d’Hilliers, à ce héros amie, pleurait le meilleur des époux. Mais pour lui c’est ouverte une
liu nouvelle, et ces vertus alors ont fleuri le tombeau à de nouveaux lauriers la liberté l’appelle, et la palme de Mirabeau aux palmes à Desaix sur sa tête se mèle. De nos droite menacé choquant défenseurs, il laisse aux courtisans encenser la fortune ; et telle qu’aux champs de Mars, il s’offre à la tribune sans reproche et sans peur. Au bienfait du pouvoir à son or corrupteur son cœur préfère les hommages d’un peuple généreux dont sa noble candeur n’a jamais acheté ni trompé les suffrages ; et ceux qu’il a blamés, ceux qu’il a combattu, comme sa loyauté proclament son génie ; et la haine et la calomnie ont comme ses talents respecté ses vertus. Eh ! qui pourrait flétrir cette noble existence ? qu’ils viennent, ces mortels dont la servilité, dans les fils à la liberté ne voit que les enfans de l’impure licence ! Ce tombeau leur dira qui est homme de bien dans les jours de terreur où périssait la France se fit des opprimés l’intrépide soutient que le fer des bourreaux fut levé sur sa tête, et que de nos tyrans la trop lente défaite fut l’unique statut de ce grand citoyen. La mort dans aucun temps n’effraya sa grande âme ; il s’était dès l’enfance instruit à la braver. Vers sa couche à pas lents il l’a vu arriver. Les combats des jours avaient usé la trame. Quand la mort l’a frappé le héros était prêt. Il consolait encor sa famille attendrie. Il est tombé sans peur, mais non sans regret, car il vivait pour la patrie. Le voilà maintenant, sans voix et sans chaleur, noble débris de cent batailles, magnanime guerrier, vertueux orateur, ah ! la patrie en deuil marche à tes funérailles, et paye à ta mémoire un tribut de douleur. Du séjour radieux où l’Eternel réside, ombre illustre, vois tu cet immense concours ? La froide vanité, l’ambition perfide n’y traine point la pompe et le faste des cours ; c'est un peuple éperdu qui te donne des larmes : Députés, citoyens, guerriers et magistrats, tous les rangs et tous les états sont ici confondus dans les mesures alarmées recoit l’adieu plaintif de ce peuple attristé ; et jouis des honneurs que l’avenir t’apprête. Ce peuple, dont ici ma voix est l’interprète est déjà la postérité. Pour toi vient de s’ouvrir le temple de mémoire ; et les fastes français, enrichit de ta gloire, l’ont voué dès longtemps à l’immortalité.